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Mass Effect : Lost Stories RPG


 
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 Vox Fatum, Vox Populi

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MessageSujet: Vox Fatum, Vox Populi   Ven 17 Jan - 11:22


Arvuna, colonie de l'Alliance Interstellaire, Travée de l'Attique - 19:45, Asa, centre ville


L'attaque avait été fulgurante, aucun habitant n'avait compris ce qui se passait alors que l'armada commençait son bombardement systématique de tous les lieux susceptibles de servir de place forte défensive pour les soldats de l'Alliance stationnés sur la colonie. En l'espace de quelques secondes, plus du tiers de la capitale avait sombré dans la folie et la fureur de la confusion, les feux dévoraient déjà plusieurs quartiers et un nombre toujours croissant de civils tentaient de sauver leurs possessions des flammes dévorantes.

Le commandant Hans Weiber avait réagi avec la célérité des soldats de la Travée, une espèce à part entière dans l'armée de l'Alliance reconnue pour leur dureté et leur âpreté au combat. Il organisa ses troupes avec un ordre qui aurait fait pâlir de jalousie les Turiens et mena ses troupes au travers des ruines de ce qui était autrefois leur caserne, organisant un déblayage pour récupérer un maximum de matériel pour recevoir les pirates.

Toutefois l'attaque ne vint pas de là où les troupes de l'Alliance l'attendaient, le ciel ne s'assombrit pas des navettes de transport, ni même de nouveaux bombardements : non, l'attaque frappa directement du sol. Une véritable horde de pirates, principalement Humains et Turiens, se déversa depuis les égouts. Trop nombreux pour un simple raid, trop bien équipés pour la capture d'esclaves, non ils tiraient à vue sur quiconque se trouvait sur leur chemin, abattant indifféremment civils et soldats. Un véritable massacre en découla et l'avenue Shepard se transforma en boucherie et ce jour là plus de 324 personnes périrent en l'espace de quelques minutes sur un seul axe de la ville.

Dans le même temps, le commandant Hans Weiber et son second le major Johann Eberstrauss, regroupèrent leurs hommes dans l'avenue principale de la ville se découpant en deux sections couvrant le seul chemin menant à l'annexe gouvernementale.


Arvuna, colonie de l'Alliance Interstellaire, Travée de l'Attique - 20:04, Asa, Avenue centrale


Les pirates attaquent massivement les troupes retranchées de l'Alliance après plusieurs bombardements, en l'espace de quelques minutes les troupes cèdent et se replient avant de se disperser dans toute la ville. Le commandant Hans refuse de céder et mène un dernier carré avec plusieurs de ses soldats, tous des vétérans de conflits contre les pirates. Il est finalement abattu avec tous ses hommes.


Arvuna, colonie de l'Alliance Interstellaire, Travée de l'Attique - 20:13, Asa, annexe gouvernementale


Le gouverneur Alanais Bloumentwig est capturé avec l'ensemble de ses adjoints et conseillers. Le parlementaire de l'Alliance, Bartholomauss Rosendorf, qui tentait de quitter le bâtiment, est aussi capturé, ils sont regroupés dans le bunker au sous sol et maintenus sous surveillance.

Le pillage de le capitale commence et de nombreux meurtres et viols sont commis, les pirates emmènent aussi plusieurs groupes de civils comme esclaves et quittent la planète très peu de temps avant l'arrivée des troupes de l'Alliance.


Arvuna, colonie de l'Alliance Interstellaire, Travée de l'Attique - 21:27, Asa


Heure d'aujourd'hui.



Indications sur les lieux

La construction de la capitale est semblable à celle de Benning, avec la particularité de déborder sur une mer dans laquelle se trouve d'immenses champs d'algues. En effet, elle est accolée à trois îles, à qui elle est reliée par trois ponts. Deux lieux particuliers sont mis en lumière :

- Le complexe gouvernemental, de manufacture purement humaine.
- Les quais de la plus petite des trois îles (sans nom particulier), parsemés d'un port, d'entrepôts, de containers... etc.

Dans chacun se trouve une faction pirate. L'une veut soutirer de l'argent au Gouverneur (dans le complexe). L'autre est sur les quais et tente de kidnapper les civils pour qu'ils servent d'esclaves.
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Sam 18 Jan - 15:33



De : Gouverneur Alanis Bloumentzwig - Alanis.Boumentzwig@Extranet.Arvuna.ta
Envoyé le : Janvier 2193
À : Capitaine Aiden - Aiden@Extranet.Yandoa.ta
Objet : Demande d'entrevue

Chère capitaine,

Je vous envois ce message suite à votre initiative d'unification des colonies de la Travée et votre souhait de rendre celles-ci plus autonome, plus indépendante et également assurer une plus grande sécurité face à la menace que représentent les Terminus.  Je comprends et respecte les raisons qui vous poussent à mener cette entreprise, vous et les nombreux colons qui vous soutiennent et c'est pourquoi je vous invite à venir pour partager quelques instants avec moi et discuter de ce sujet et d'autres concernant la Travée. Dîtes-moi simplement la date qui vous convient le mieux pour venir me rendre visite.

En espérant avoir l'honneur de vous recevoir dans les plus brefs délais,

Gouverneur Bloumentzwig


Ce message avait beaucoup intrigué le capitaine Aiden qui voyait en cette entrevue un opportunité d'établir une bonne base pour une possible collaboration future avec le gouverneur d'Arvuna qui détient l'unes des colonies majeures de la Travée et donc, une certaine influence auprès de ses collègues.  Il n'espérait pas non plus le rallier entièrement dans sa cause car l'Alliance protégeait le secteur mais arriver à en faire un "ami" était un bon début.  L'économie locale est entièrement assurée par l'exploitation des vastes bancs d'algues qui peuplent les fonds marins de cette planète recouverte à 90% d'eau.  La ville d'Asa avait été bâtie sur la plus grande île de la planète et, à cause du manque de place évident, s'était développée à la manière de Benning.  Trois autres îles étaient reliées à la principale par des ponts et abritaient la zone portuaire, le spatioport ainsi que le complexe gouvernemental.  Et c'est à ce dernier que se rendait désormais Aiden.

" Nous arrivons dans l'orbite de la colonie. ", signala le timonier du SSV Troy, récemment renommé en SSV Liberty par le capitaine.

" Etablissez une liaison comm avec le complexe gouvernemental, Gomez. "

Le pilote obéit et tenta d'entrer en contact avec la colonie mais sans résultats.  Il réitéra et n'obtint pas plus de résultats lors de cette seconde tentative.  Aiden observa la planète par la baie vitrée du poste de pilotage en fronçant les sourcils.  Une colonie de cette envergure ne pouvait perdre ses moyens de communication comme ça, surtout quand l'Alliance possédait une présence dans la zone.  Le milicien continua d'observer pensivement la colonie avant de se détourner subitement et fixer l'officier chargé des scan du vaisseau:

" Lancez un scan complet de la colonie. ", ordonna-t-il avec fermeté.

L'homme s'exécuta et plusieurs minutes passèrent dans un silence digne d'une cérémonie funéraire. Aiden espérait se tromper mais le résultat ne tarda pas à tomber et confirma ses craintes:

" De nombreuses sources de chaleurs sont visibles un peu partout dans la colonie comme si celle-ci brûlait, capitaine.  Il m'est difficile de déterminer si beaucoup de civils ont survécu avec un dégagement de chaleur pareil!"

Le verdict était tombé et Aiden ne laissa plus de place au doute.  La ville présentait les signes d'une attaque d'envergure et sûrement pirate et il était temps d'agir et de sauver les meubles, voire le gouverneur si cela était encore possible.  L'attaque semblait avoir été brutale et rapide vu  le nombre d'incendies visibles sur le scanner. Il ne se faisait pas d'illusions quant au possible carnage qu'il allait trouver en bas.  Surtout que l'Alliance avait été dépassée par la menace qui n'était donc pas à prendre à la légère.  Les ressources militaire à la disposition du capitaine étaient limitées mais, comme toujours, il ferait avec.

" Préparez les navettes de transport et dîtes à l'escouade Kilo que je l'attends dans la soute dans dix minutes!  Prévenez aussi le commandant Ezno de la situation à laquelle nous sommes confrontés ici et demandez-lui d'envoyer des renforts.  Exécution!

Le pont s'emplit d'un brouhaha sans nom et d'une activité folle alors que l'équipage exécutait les ordres et que les portes de l'ascenseur se refermaient sur le capitaine...


Dernière édition par Aiden le Dim 9 Fév - 19:02, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Dim 19 Jan - 16:45

Depuis la frégate, Adrien observa Arvuna. Les incendies continuaient de bruler sur la colonie, dégageant une fumée noire un peu opaque, gênant la visibilité sur les diverses îles formant la colonie. La vue depuis la frégate ne montrait pas grand-chose sur ce qui ce passait au sol, et rendait obsolète toute tentative de stratégie. De plus, les deux prises d’otage obligeaient Adrien à faire un choix. Sauver les civils, et abandonner le gouverneur et les têtes pensantes de l’Alliance, ou aller sauver ces personnes, et condamner les civils à l’esclavage. Un choix cornélien qu’Adrien devrait prendre seul, aucun ordre ne lui étant parvenu pour l’instant. Et la vitesse était un point primordial. Convoquant ses sergents dans la salle de réunion, il les briefa rapidement sur l’état de la situation.
L’ambiance en salle de réunion était morose. Les sergents et Adrien réfléchissaient à la meilleure marche à suivre. Tous étaient d’accord pour ne pas se séparer, et abandonner l’un des deux groupes captif. En revanche, le débat faisait encore rage sur les otages à sauver.

« Les civils doivent être la priorité » maintiens Li-Na. « Sans civils, la colonie est perdue. Alors que la planète peut se trouver un nouveau gouverneur facilement. »

« Ca sera peut-être plus simple à trouver, mais si le gouverneur se fait tuer, l’Alliance fermera la colonie, et les civils que tu veux sauver finiront sans toit. » contra Senalen

Les arguments fusaient tandis que les troupes à bord de la frégate se préparaient. Personne n’arrivaient à se décider une bonne fois pour toute sur les otages à sauver. Ce fut finalement Adrien qui trancha, après une dizaine de minutes de débat.

« La priorité est l’annexe gouvernementale. Il faut sauver le gouverneur avant tout, la colonie pourra se reconstruire après. En revanche, la colonie ne pourra pas se relever sans quelqu’un pour la prendre en main. On file sauver les dirigeants, et si on peut, on ira chercher les civils. »

Les sergents acceptèrent les ordres de mauvaise grâce. Personne n’aimait avoir à choisir entre plusieurs personnes à sauver, mais il fallait faire un choix. Ils allèrent se préparer à leur tour, enfilant armes et préparant leurs armes. Une fois prêt, ils se dirigèrent vers les quatre navettes Kodiak, contenant chacun une dizaine de soldats, avec en plus un pilote. Les sergents se dirigèrent vers leurs troupes, prenant le commandement en montant à bord. Les Kodiak firent chauffer leurs moteurs, puis quittèrent le hangar de la frégate.
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Dim 19 Jan - 21:28



Vox Fatum, Vox Populi

Alors que la frégate de l'Alliance traversait l'immensité de l'espace dans un calme absolu, une personne faisait les cents pas dans ses quartiers, une personne tracassé et qui avait un mauvais pressentiment.

Cette personne, c'était moi.

Oui, le ventre noué et les pulsations rapides, un mal viscéral s'était emparé de moi. Peut être que les mauvais rêves qui me hantaient, la pression permanente de ma fonction et le fait que nous allions dans la Travée en étaient la cause. J'espérais juste que mes doutes et mes inquiétudes étaient infondées et injustifiées, que tout cela était dans ma tête.

Malheureusement … Non. 

L'alarme retentit à travers le vaisseau, je me levais spontanément de mon lit pour aller voir ce qu'il se passait, alors que je déambulais dans les couloirs, Aiden – mon garde du corps – me stoppa net.

- Qu'est ce qu'il se passe ici Aiden ?

- Nos radars laissent présumer qu'une attaque s'opère sur la colonie, nous ne savons pas de quelle origine mais à priori, il s'agirait de pirates, l'Amirauté a été mise au courant.

Je serrai le poing, pensant aux civils en danger et à Bartholomauss.

- Qu'en est il ? Qu'a répondu l'Amirauté ? lui demandai je sèchement.

- Apparemment, une frégate de l'Alliance était en patrouille et a décidé d'agir dans les plus brefs délais. D'après nos rapports, ils se dirigent désormais vers notre complexe gouvernemental où le Gouverneur et Monsieur Rosendorf semblent être retenus captifs. Ce ne sont encore que des suppositions mais c'est l'endroit le plus adapté pour ce genre de prise d'otages malheureusement...

Je rentrai désormais dans un profond mutisme, songeant à ce qu'il fallait faire et aux possibilités qui se présentaient à moi... Puis le N7 enchaîna, faute de temps.

- Une importante activité se trouve au niveau du port principal ce qui laisse présager que les pirates s'apprêtent à s'en aller, peut être avec des prisonniers civils mais rien n'est bien sûr. Si nous n'agissons pas rapidement, il pourrait y avoir plus de morts et je ne suis pas sûr qu'on puisse compter sur des renforts immédiats. Par contre, nous avons détecté la présence d'une frégate d'affiliation inconnue, peut être celle des pirates.

Je me dirigeais maintenant vers l'officier de communication, lui posa la main sur l'épaule et lui ordonna d'établir une communication avec cette dite frégate tout en demandant aux soldats en garnison de se préparer et aussi à l'équipage d'armer le navire.

Pendant que l'officier était occupé à effectuer cette maudite communication, je pris à part Aiden.

- Je veux que tu ailles avec l'équipe d'intervention : ils ont besoin de toi et de ton expérience. J'ai rien à craindre ici tandis que des innocents vivent un Enfer en bas. Dirigez vous vers le port et essayez de sauver le plus de civils possibles : l'autre équipe s'occupe déjà du complexe et de toute façon, il faut sauver le plus grand nombre avant tout.

Aiden inclina doucement la tête et partit se préparer avec les autres pour la bataille.

- Monsieur, la communication est établie. Apparemment l'officier a redirigé la conversation vers une des navettes en partance pour la colonie.

Je remerciai l'officier puis m'adressai directement à mon interlocuteur.

- Déclinez votre identité et la raison de votre présence ici. Si vous êtes venus ici dans le but de causer du tort à cette colonie, je vous donne ma parole que vous maudirez votre mère de vous avoir mis au Monde.



Dernière édition par Adam Luvac le Mar 4 Fév - 14:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Mar 21 Jan - 14:55

Arvuna, colonie de l'Alliance Interstellaire, Travée de l'Attique - 21:31, Asa

Arkadi regardait le mer avec un calme olympien qui aurait fait pâlir le plus stoïque des soldats. Il savait pourtant que sa mission prenait la forme d'un échec cuisant et inconditionnel. Il avait désobéit aux ordres et en payait maintenant le prix. Il avait pourtant était mis au courant des risques mais la cupidité et un grain de sadisme avaient tout fait échouer. Comment sauver la situation maintenant que les forces de l'Alliance Interstellaire ont débarqué ? Arkadi jeta un regard froid et distant à ses hommes qui regroupaient les otages, ils étaient encore emplis de cet espoir de faire fortune, imaginant la menace comme lointaine et mineure.

Arkadi était de ceux là, incapable de se contenter de ce qu'il peut avoir, un cas classique chez les pirates, mais il avait pourtant était plus intelligent que ça autrefois, se laisser piéger sur ce monde perdu, où les algues sont les seules richesses, et où les habitants puent le poisson. Franchement pas le meilleur coin pour mourir. Le chef pirate abandonna son introspection et se mit à aboyer ses ordres

"Bande de larves ! Dépêchez vous ! Je veux une escouade sur ce qui reste du toit, placez vous en position de tir et prévenez moi au moindre mouvement, ne faites feu sous aucun prétexte tant que je ne l'ai pas ordonné. Le reste, séparez vous en deux escouades, une surveille les otages, tuez les jusqu'au dernier si vous entendez le moindre coup de feu. Le reste avec moi et minez la moindre entrée, même les trous de souris."

S'il devait mourir ce serait dans un bain de sang, pas question qu'un seul de ses hommes lui survive. Arkadi eut un sourire cette idée et se tourna vers son second, Gueorgui.

"Amène moi le gouverneur et le parlementaire."

*****

Arturo était d'une humeur de chien, Arkadi venait de le prévenir de l'arrivée des renforts de l'Alliance Interstellaire. Ces bons toutous avaient rappliqué bien trop vite à son goût et venaient gâcher son plaisir. Il arrêta donc de couper les oreilles des cadavres amassés et se redressa pour hurler ses ordres.

"Magnez vous le cul bande d'idiots ! Placez les explosifs sur la marchandise, s'il y en a un seul qui résiste : tranchez lui les mains. Eh, Maduro arrête de peloter la marchandise, d'ailleurs amènes celle que tu tiens."

Arturo regarda la femme, qui devait approcher la trentaine et la frappa violemment sur la tempe, elle s'écroula sans un bruit sur le sol.

"Emmène la sur le toit et accroche là contre un pan de mur bien visible puis écorche lui le visage, dépêche toi avant que les larbins du Conseil soient là. Si tu le fais bien, tu auras une partie du lot rien que pour toi durant tout le voyage de retour."

Maduro acquiesça, salivant déjà de son cadeau. " Pauvre idiot " pensa Arturo, il allait l’utiliser pour attirer les soldats de l'Alliance, il sera sûrement le premier à mourir, et puis de toute manière il abîmait toujours les marchandises et il l'aurait tué d'une manière ou d'une autre lors d'une mission, pourquoi pas celle-là ? Arturo regarda heureux ses hommes s'activer lorsqu'il comprit qu'il n'avait pas mis en place de surveillance. Il attrapa sa croix et murmura une prière à son Dieu. Une petite protection au cas ou.

"Malvinius" Gueula-t-il, cet idiot de turien était encore pire que Maduro, il aimait tant faire du mal aux autres qu'il devait déjà trancher quelques mains juste pour s'amuser. "Malvinius" Ah il s'amenait enfin, le sang maculant son armure et son couteau indiquait qu'il avait fait dans le classique.

"Prends quelques gars et posez des explosifs à chaque entrée, si on en a pas assez posez des pièges factices. Il faut qu'on gagne du temps. Vas y, et plus vite que ça."

Arturo n'apprécia guère le regard que lui lança le turien mais il aurait le temps de régler ce problème plus tard. Pour le moment il avait une prise d'otage à régler. Peut être que Arkadi allait attirer toute l'attention, après tout il avait l'élite de la planète avec lui.


Indications sur les lieux et sur les ennemis



NB : Les données ne sont pas celles connues par les personnages mais par les joueurs, il est clair que le nombre de pirates ou d'otages est inconnu tout comme leur répartition, ce sera à vous de montrer la cohérence de vos actions, en vous basant sur la réalité des actions des ennemis. N'agissez donc pas en fonction de ce que j'ai marqué mais montrez que vous savez faire réagir l'environnement qui vous ait donné.

Premier groupe ( prise d'otage de l'annexe gouvernemental ) : Une trentaine de pirates équipés de fusils d'assauts, pistolets lourd et mitrailleurs, deux sniper et deux ingénieurs ( dont leur chef ). Ils ont miné la quasi totalité des entrées et se sont dispersés et trois groupes de tailles diverses. Les otages sont sous surveillance et séparés et deux groupes, un premier d'une dizaine d'individus se trouvant dans une pièce annexe du hall, et un second de deux individus situés au premier étage avec le chef des pirates. Le toit est désormais au deuxième étage, le reste ayant était balayé par les bombardements.

Les pirates sont ordonnés et sérieux, ils agissent rapidement sous les ordres de leur supérieur qui connait parfaitement la situation et a déjà pratiqué plusieurs prises d'otages. Ils ne craignent pas les soldats de l'Alliance mais ils connaissent la dangerosité de la situation, ils n'ont rien à perdre.

l'annexe se trouve au centre d'un champ de ruines, résultat des bombardements. Plusieurs feux brûlent encore donnant une petite visibilité aux pirates, sur plusieurs axes, des spots fonctionnent encore mais la plupart des voies sont laissées à l'obscurité.

Second groupe ( prise d'otage sur les quais ) : Une quarantaine de pirates équipés principalement de fusils d'assaut et de fusils à pompe. Plusieurs biotiques de type porte étendard ( dont leur chef ). Ils ont miné la totalité des otages et une partie des entrées. Ils sont aussi séparés en plusieurs groupes, l'un surveillant les entrées et l'autre dispersé dans un entrepôt et dans trois containers judicieusement placés pour avoir une vue sur l'entrepôt. Le chef pirate se trouve dans le bureau au premier étage avec deux de ses soldats, les otages au nombre de soixante quatre sont séparés en trois groupes dispersés dans l'entrepôt. Un pirate dépèce un otage, encore vivant, sur le toit et est nettement visible depuis les environs.

Les pirates sont quasiment tous accros au sable rouge et sont peu organisés. Certains sont sous l'emprise de la drogue et ne respectent pas les ordres et sont sujet à des hallucinations ou des crises d'angoisse. Ils sont totalement déconnectés de la réalité et voient la situation comme un jeu, ne comprenant pas les risques.

L'entrepôt jouxte la mer et n'a connu aucun bombardement massif et tient encore debout malgré son toit soufflé par une explosion ayant frappée une caserne non loin. Les spots fonctionnent encore tous et éclairent parfaitement la zone donnant une excellente visibilité à tous les protagonistes. De nombreux containers parsèment la zone

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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Mer 22 Jan - 16:59

" Arrivée sur zone dans 2 minutes, capitaine. "

Les miliciens à bords de la navette entamèrent une rapide inspection de leur équipement afin de vérifier que tout était là et que leurs armes ne risquaient pas de les abandonner lâchement devant l'ennemi.  Aiden observait ces hommes qui, il y a quelques années encore, ne connaissaient rien de l'art du combat et menaient une vie simple et normale, loin de tous dangers.  Mais la guerre avait changé la donne et ils durent lever les armes face aux Moissonneurs.  C'est grâce à Aiden que les colons s'organisèrent en milice et qu'ils furent équipés.  C'est également grâce à lui qu'ils étaient devenus une force de poids dans la Travée.  Les nombreux entraînements avaient transformés ces hommes et femmes en soldats.
Le capitaine était fière de ce qu'il avait déjà accompli jusqu'ici mais la route était encore longue pour parvenir à son objectif mais il savait que ses hommes étaient prêts à le suivre jusqu'en enfer pour protéger la Travée et leur foyer.

" Capitaine?  Le Liberty relaye une communication entrante venant d'une frégate de l'Alliance qui vient d'arriver en orbite. "

Une frégate de l'Alliance? Tiens donc, il semblerait que cette mission prend une tournure inattendue...

" Mettez-là sur les hauts-parleurs, que tous entendent. "

" A vos ordres! "

Le pilote trifouilla quelques instants sur la console en face de lui avant que la voix reconnaissable du premier ministre de l'Alliance n'emplisse la pièce:

" Déclinez votre identité et la raison de votre présence ici. Si vous êtes venus ici dans le but de causer du tort à cette colonie, je vous donne ma parole que vous maudirez votre mère de vous avoir mis au Monde. "

Aiden connaissait le Premier Ministre de réputation, réputation qui le qualifiait d'homme bon et de tonne d'autres qualificatifs du même acabit mais un homme politique restait un homme politique et restait donc un loup déguisé en agneau et prêt à bondir à n'importe quel moment pour abattre son ennemi ou acquérir l'ascendant sur autrui.  Il n'était pas arrivé en haut de la pyramide qu'en comptant sur sa "bonté d'âme".  D'ailleurs, Aiden ne serait pas surpris que, derrière ces belles paroles ne se cache un objectif plus personnel que le sauvetage de simples colons...  Après tout, un Premier Ministre ne se déplaçait pas sur une petite colonie aussi éloignée de son espace sécurisé tant chéri par pur humanité...

" Bien le bonjour, Premier Ministre.  Ici le capitaine Aiden de la Lance Ecarlate.  Je suis surpris de vous voir aussi loin de l'espace régit par l'Alliance Interstellaire.  Comme vous le voyez, je mène une opération de sauvetage sur cette colonie car il semblerait que celle-ci ai subie une attaque d'origine pirate probablement.  D'ailleurs, je ne refuse aucune aide de votre part car, après tout, nous sommes en ce lieu pour un objectif commun désormais... N'est-ce pas? "

Alors qu'il parlait, la navette avait atterri entre les grands immeubles à appartements de l'île principale.  Les scanners avaient révélés que la zone semblait plus ou moins déserte donc, une ZA idéale pour prendre la température sur place et prendre une décision sur la marche à suivre.  Les miliciens établirent un périmètre défensif et Aiden fît basculer la transmission sur son sytème comm personnel  avant que les navettes ne décollent. Le secteur était désert et de nombreux cadavres jonchaient le sol un peu partout tandis que des brasiers rongeaient les différentes structures et se propageaient rapidement à cause de la promiscuité de celles-ci.  Un silence de mort régnait littéralement sur le centre-ville.

" Je suis sur zone et c'est pas beau à voir donc, si vous voulez porter assistance aux colons, une réponse serait requise dans plus brefs délais et  j'aimerais également que vous partagiez toutes les informations que vous avez sur cette colonie histoire que mes hommes et moi-mêmes puissions remplir notre tâche avant qu'il n'y ai plus personne à sauver et ce, avec ou sans votre appui militaire, Premier Ministre..."


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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Ven 24 Jan - 20:04

Debout dans la navette, Adrien regarda l’ombre de la ville défiler devant ses yeux. L’obscurité cachait la majeure partie de la visibilité, mais les incendies répandus dans toute la ville rendait possible l’observation du moins depuis les airs. Les rues étaient creusées de nombreux cratères,  preuve de la violence des combats. La plupart des bâtiments n’avaient plus de toits, soufflés lors de la bataille par ces mêmes explosions. Mais plus le Kodiak se rapporchait des bâtiments gouvernementaux, mois les incendies se faisaient nombreux, signe que les habitants, ou du moins les forces de l’Alliance, avaient essayés de défendre les personnes sur place.
Toujours secoués par les trous d’air, la navette s’approchait de l’annexe gouvernementale. Adrien en profita pour tester la liaison avec la frégate, afin de pouvoir recevoir des informations en temps réel. Ces informations pourraient peut-être sauver la vie de ses hommes ou des otages, ou permettre à de potentiels renforts d’arriver à temps pour prêter main fortes à Adrien.

« Kodiak 01 à frégate, confirmez la liaison »

« Frégate à Kodiak 01, 5 sur 5. J’en profite pour vous signaler la présence d’un vaisseau de l’Alliance en orbite. Aucune communication pour l’instant »

« Reçu, prévenez nous en cas de nouvelles informations, mais n’engagez pas la discussion. Pour l’instant, attendons de voir ce qu’ils ont prévu de faire. »

Quelques minutes plus tard, les navettes se posèrent au sol, déversant les soldats dans la rue menant à l’annexe gouvernementale d’Arvuna. Les escouades se formèrent rapidement, les sergents au devant de leurs hommes. Vu du sol, la ville avait l'air encore plus ravagée qu’en l’air. L’obscurité ambiante y contribuait fortement. Quelques incendies brûlaient encore, lançant des ombres sur les murs noircis par les explosions. Cependant, la plupart des ruelles étaient plongés dans l’obscurité de la nuit. Un peu plus loin, quelques spots de lumière continuaient à diffuser de la lumière, empêchant les yeux des hommes de l’Alliance de s’habituer totalement à la noirceur de la ville. Après avoir observé son environnement, Adrien donna ses ordres.

"Faites un scan complet des lieux, je veux savoir ce qui nous attends. Les pirates on eu le temps de se barricader et de sécuriser les lieux. Faites en sorte de savoir ce qui nous attends, si la zone est piégée ou non, et quels sont les meilleures routes où passer pour atteindre les otages. »

L’annexe était visible derrière une série de bâtiments, qui pouvaient offrir une cachette idéale pour diverses embuscades. Il allait falloir être prudent pour éviter les pertes, et encore plus pour sauver les otages avant que les pirates ne décident de les emporter dans leur tombe. Patient, Adrien attendit les résultats des scans pour prendre ses décisions. Peut-être trouverait-il un moyen de d’atteindre le bâtiment gouvernemental sans alerter les pirates, ou du moins, en évitant le gros des troupes ennemis. Et même si ce n’était pas le cas, il éviterait bien des mauvaises surprises.
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Sam 25 Jan - 15:36


Adam Luvac

La Lance Ecarlate … C'est ainsi qu'une simple visite de courtoisie s'était transformée en un champ de bataille avec comme potentiel allié l'organisation à l'origine des mouvements indépendantistes de la Travée. S'il disait vrai, Aiden serait une force sur qui pouvoir compter dans le sauvetage de la colonie étant donné la convergence de leurs objectifs respectifs : sauver des vies humaines.

Le milicien semblait sûr de lui - à la limite de l'arrogance - demandant des informations classifiées de l'Alliance. Il pouvait toujours se les foutre là où je pensais et comme il l'avait si bien dit : il ferait sans de toute manière. Ma priorité était de sauver des vies innocents, pas de me lier d'amitié avec des pseudo-indépendantistes dont la majorité était des hors la loi qui avaient craché sur l'Alliance au moment où elle avait le plus besoin du soutien de la Travée.

Leur révolte et leurs revendications me faisaient doucement rire : certes l'Alliance n'avait pas pu subvenir comme il fallait à leurs besoins mais ce n'était pas de façon intentionnelle ni désirée. À se placer trop vite en martyr de la société, on en deviendrait plutôt le bouffon autoproclamé et cet Aiden semblait remplir parfaitement ce rôle.

Je me frottais les yeux tout en réfléchissant à ce que j'allais lui dire, après tout il était imprévisible, violent : je ne savais pas jusqu'où son flegme et sa retenue pouvaient tenir et la dernière chose que je voulais c'était que ses possibles excès de colères s'abattent sur des innocents.

- Votre réputation vous précède Aiden et si cette dernière n'est pas basée sur de simples rumeurs, je suppose que je peux compter sur votre soutien pour sauver Arvuna. Cependant si vous vous préoccupez plus de vies d'innocents que de possibles soutiens politiques en la personne du Gouverneur voire même de Monsieur Rosendorf, je doute que vous diriger vers le complexe gouvernemental soit l'idée la plus judicieuse...

Je ne lui faisais pas confiance et je ne voulais pas que les escouades déjà sur le terrain soient surprises et prises à revers par ces miliciens. Je faisais plus confiance en Aiden Walker – mon garde du corps – pour surveiller de près ces nouveaux venus mais le mal semblait déjà fait : les premières troupes de la Lance s'étaient rapprochées du complexe.

- Je ne vous fais pas confiance Aiden, que cela soit clair entre nous et je suis sûr que cela est réciproque. Nos informations sont confidentielles et seules des troupes de l'Alliance peuvent en avoir l'acquisition. Faites ce que vous avez à faire et ne mettez pas en danger la vie de mes hommes et des colons. Terminé.

__________________

Aiden Walker

Armé de son Valkyrie et de son armure N7, Aiden était confiant et déterminé à en découdre rapidement avec ces pirates de malheur. Secouée par la chute en direction d'Arvuna, l'escouade qui était à ses ordres semblait tout aussi calme qu'avant leur départ. Cela lui rappelait sa première descente dans le véritable enfer qu'était Londres, lors de l'affrontement final : les soldats étaient stressés, angoissés et vomissaient sur le sol du transport. Cette mission n'avait rien à voir avec l'horreur de la capitale anglaise mais il ne fallait pas se déconcentrer pour autant : certains pirates étaient encore plus malsains et perfides que les Engeances elles-mêmes – aussi étonnant que cela puisse être! –.

- Arrivée dans cinq minutes et dix-huit secondes, êtes vous prêts à découper du pirate ?! annonça le pilote.

Un « oui » général retentit faisant sourire l'escouade entière : c'étaient de bons gars et Aiden fera tout pour qu'ils en sortent tous indemnes.

- Aiden ! La communication a été établie avec les forces de l'Alliance déjà au sol, un certain Lieutenant Annaz serait au commandement d'une des escouades situées près du Complexe, la communication est sécurisée.

Il appuya sur l'oreillette pour entrer en contact avec le Lieutenant en charge, le nom ne lui disait rien.

- Lieutenant Annaz, ici Aiden Walker, nous sommes ici sous les ordres du Premier Ministre en personne et nous devons nous charger de l'évacuation des civils au niveau du port principal. Nos sources et nos radars indiquent que vous vous dirigez vers le complexe gouvernemental : vous avez ordre de sauver le Gouverneur et le Parlementaire Russendorf en priorité mais gardez toujours à l'esprit que le plus grand nombre reste notre priorité n°1. Enfin, des troupes d'une milice indépendantiste se dirige vers votre position, ne faites feu uniquement s'ils tirent les premiers. Ils sont potentiellement alliés mais restez sur vos gardes.

Aiden posait un ton avant de finir par un simple :

- Bonne chance Lieutenant, je vous recontacte quand j'ai du nouveau. Ne vous faites pas tuer d'ici là, d'autres combats nous attendent à l'avenir. Terminé.

Soudain la navette ralentissait jusqu'à flotter à quelques centimètres du sol. Toutes les troupes sortaient des deux navettes pour ensuite se regrouper à couvert.

L'ambiance était glaciale et macabre, certaines bâtisses avaient brûlé ne laissant que des ruines cendrées. Les rues étaient jonchées de cadavres mutilés, brûlés et parfois décapités ce qui dégageaient une odeur nauséabonde obligeant les soldats à fermer leur casque pour ne pas être gêné. Les horreurs de Londres semblaient s'être transférées jusqu'à Arvuna et le spectacle était guère réjouissant bien qu'à une échelle inférieure.

Les deux escouades – l'une dirigée par Aiden, l'autre par le Lieutenant Job – traversaient rapidement les allées de la colonie qui semblait complètement déserte.
Quand soudain, une voix surgit de nulle part, le N7 se dirigea prudemment vers la source de ce bruit puis vit un homme – la trentaine – étalé par terre et baignant dans son propre sang, il arrivait à peine à parler et lorsqu'il leva le bras vers le soldat, on pouvait constater qu'on lui avait sectionné les mains.

- Entrepôt... Famille … Danger... dit il avant de trépasser.

Aiden serrait le poing puis fermait les yeux du pauvre homme avant de prononcer une prière à peine audible. Aiden était croyant - ce qui pouvait sembler futile dans ces moments là - mais au moins, il espérait que des gens aussi ignobles que cet assassin puisse pourrir en Enfer. D'un simple geste de la main, il intima la troupe à continuer vers le dit entrepôt...

Une fois posté aux alentours, il contacta le SSV Eylau pour avoir plus d'amples informations.

- Ici l'Escouade Alpha au SSV Eylau, demande d'un scan sur notre position pour avoir des informations sur les troupes ennemies, terminé.

Après quelques secondes, une réponse se fit entendre.

- Ici le SSV Eylau, hormis une forte présence dans l'entrepôt à proximité, la fumée noire nous empêche d'avoir des informations supplémentaires, nous vous tenons au courant. Terminé.

« Putain » grommelait Aiden mais sa frustration ne dura qu'un simple instant suite à l'interruption par l'un des soldats sous ses ordres qui pointait du doigt le haut de l'entrepôt. Le Marine tenta de jeter un coup d'oeil hors de son couvert pour voir avec effroi la mutilation et l'éviscération d'une civile, exposée aux yeux de tous et attachée tout en haut du dit bâtiment, son tortionnaire toujours en train de s'amuser sur la dépouille encore fraîche...

Aiden empoigna avec force son arme pour contenir sa colère : Comment est il possible d'être aussi dérangé ?


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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Dim 26 Jan - 13:46

Aiden observa les alentours encore quelques instants avant de faire signe à la troupe de se mettre en marche.  Ils traversèrent les rues ravagées par les combats et cernées par les grands immeubles en  flammes, répandant parfois une partie de leurs façades sur les voitures et les trottoirs en contrebas.  La fumée épaisse que dégageaient les brasiers empéchaient les miliciens de voir à plus d'un mètre devant eux et avait obligé ceux-ci a porter un casque afin d'éviter d'étouffer mais réduisant d'autant plus leur visibilité déjà mise à mal dans ce chaos infernal.  La chaleur était presque insoutenable mais Aiden s'efforçait de tirer ses hommes loin de cet enfer et ce, le plus vite possible.

" Votre réputation vous précède Aiden et si cette dernière n'est pas basée sur de simples rumeurs, je suppose que je peux compter sur votre soutien pour sauver Arvuna. Cependant si vous vous préoccupez plus de vies d'innocents que de possibles soutiens politiques en la personne du Gouverneur voire même de Monsieur Rosendorf, je doute que vous diriger vers le complexe gouvernemental soit l'idée la plus judicieuse... "

Tiens, j'en avais presque oublié le Premier Ministre dans tout ce bordel.  Ma réputation me précède?  Que des mots de politiciens vide de sens une fois de plus afin de calmer de possibles ardeurs hostile de ma part...  Si seulement il savait que ma présence était due à l'initiative du gouverneur même... Rosendorf hein?  Sûrement un autre politicard de l'Alliance venu peut-être dans l'intention de dialoguer avec moi en terrain neutre...  Intéressant.

Aiden poursuivait sa progression vers l'annexe, la curiosité s'ajoutant à sa détermination de sauver cette colonie.  Néanmoins, les derniers mots d'Adam laissait planer le fait qu'il connaissait l'emplacement d'un possible groupe de civils encore en vie mais rien n'était moins sûr dans cet enfer de flammes.  L'expérience lui dictait de se concentrer sur des objectifs avérés et d'éviter de baser une opération sur de simples hypothèses...  Surtout qu'il ne doutait pas que son interlocuteur allait se charger de ce problème par lui-même.

" Je ne vous fais pas confiance Aiden, que cela soit clair entre nous et je suis sûr que cela est réciproque. Nos informations sont confidentielles et seules des troupes de l'Alliance peuvent en avoir l'acquisition. Faites ce que vous avez à faire et ne mettez pas en danger la vie de mes hommes et des colons. Terminé. "

Moi aussi je ne te fais pas confiance mais au point de mettre en péril une opération de sauvetage en gardant des informations utiles pour soi?  Ces politicards m'étonneront toujours...  Soit, il faudra faire avec...

" Ce n'est pas très judicieux de jouer la carte de la confidentialité dans ce genre de situation.  Ce n'est pas comme si je vous demandais les plans d'un arme secrète de l'Alliance après tout.  Enfin soit, je vois que cette collaboration a ces limites...  Je tâcherai d'éviter d'amocher vos hommes mais dîtes-leur d'éviter de se mettre dans notre ligne de mire, il serait dommage que l'un d'entre eux soit abattu par une balle perdue... "

Sur ces mots, il mit un terme à la transmission et sortit de l'épais nuage de fumée pour être éblouis quelques instants par le soleil.  L'immense annexe gouvernementale était droit devant lui et imposait son ombre aux alentours.  Deux tours s'élevaient derrière elle et arborait un style géométrique typique des constructions humaines.  La zone était entourées par quelques bâtiment masquant en grande partie l'annexe entourées par un anneau de fumée et de flammes venant des quartiers résidentiels alentours  Un énorme tas de gravats s'étendait devant la troupe.  Ils enlevèrent les casque avec soulagement et se mirent en marche vers le tas de gravats qu'ils durent traverser.  Le bâtiment avait subi un bombardement intensif au point que plus aucun mure n'était debout et que seul un colossal tas de gravats était présent.  Un imposant cratère d'environ 4 mètres de profondeur englobait la parie gauche du bâtiment et une odeur désagréable s'en dégageait comme si les pirates avaient mis au jour une fosse commune ou un égout...

Aiden se précipita vers le bords du trou où il plissa du nez devant l'intensité de l'odeur.  Ensuite de quoi, il se mit à descendre en s'agrippant aux différents débris sortant du sol où tombés dans le trou et ce, sous l'oeil de ses hommes. Une fois au fond, il se mit à inspecter la paroi masquée par des morceaux de murs et autres parties de l'ancien mur du bâtiment.  L'odeur venait de derrière les décombres et il s'appliqua pendant quelques minutes à enlever ceux les moins lourds.  Un tunnel assez étroit et sombre fit son apparition et l'odeur des égouts emplit les narines d'Aiden qui recula quelques instants la tête avant d'arborer un sourire de triomphe et de s'éloigner de sa découverte.

" Descendez les gars, j'ai trouvé notre ticket d'entrée pour l'annexe! "


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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Mar 28 Jan - 20:30

« Scan terminé ! »

Adrien se retourna afin d’identifier la voix qui venait de parler, puis se dirigea vers lui, afin de savoir où ils allaient mettre les pieds. Autour d’eux, les hommes étaient à une dizaine de mètre du soldat chargé de scanner, armes en direction de l’extrémité de la rue, prêt à parer à toute éventualité. Ceux qui ne montaient pas la garde étaient adossés aux murs en discutant à voix basse ou en train de contrôles leurs armes, occupant leur temps du mieux possible.

« Alors, que ce qu’on a ? »

« Pas de mines, ni aucun piège de ce genre. La zone à l’air sûre. En revanche, j’ai découvert quelque chose d’inattendu. On a des égouts sous nos pieds. »

« Et où est-ce qu’ils mènent ? »

« Aucune idée, mais ils partent en direction des bâtiments gouvernementaux, et derrière nous. Mais je ne peux pas définir un point de sortie précis. »

Remerciant de la tête le soldat, Adrien commença à faire les cent pas en réfléchissant. La possibilité de passer par les égouts pouvait changer la donne. La ville était très, voir trop, dangereuse pour des troupes à découvert, et les incendies faisait des troupes de l’Alliance des cibles d’entrainement parfaite. En revanche, les égouts pouvaient offrir un moyen d’entrer dans l’annexe gouvernemental de manière furtive, si les pirates n’étaient pas au courant de leur existence bien sûr. S’ils le savaient, cela risquait de devenir du tir au pigeon. Peut-être qu’en séparant l’escouade…

« Lieutenant, une communication venant du vaisseau allié. Je vous la passe. »
«Lieutenant Annaz, ici Aiden Walker, nous sommes ici sous les ordres du Premier Ministre en personne et nous devons nous charger de l'évacuation des civils au niveau du port principal. Nos sources et nos radars indiquent que vous vous dirigez vers le complexe gouvernemental : vous avez ordre de sauver le Gouverneur et le Parlementaire Russendorf en priorité mais gardez toujours à l'esprit que le plus grand nombre reste notre priorité n°1. Enfin, des troupes d'une milice indépendantiste se dirige vers votre position, ne faites feu uniquement s'ils tirent les premiers. Ils sont potentiellement alliés mais restez sur vos gardes. Bonne chance Lieutenant, je vous recontacte quand j'ai du nouveau. Ne vous faites pas tuer d'ici là, d'autres combats nous attendent à l'avenir. Terminé. »

Et merde pense Adrien. Difficile de faire un travail propre avec un supérieur sur le dos, surtout quand le supérieur en question se trouvait tout en haut de l’échelle. Maintenant, le moindre geste de la part d’Adrien et de ses hommes serait analysé par le premier ministre. Si jamais l’opération se passait mal, le politicien ne prendrait jamais la responsabilité de l’échec. Ces personnes ne se mouillaient jamais, mais faisait en sorte de récolter la gloire. Néanmoins, il amenait avec lui des renforts capable d’aider les civils, et apportait une information importante : un groupe ni mercenaire, ni de l’Alliance, était en chemin, avec le même but que les troupes d’Adrien. Il suffisait de les éviter pour ne pas avoir de problème, et ils pourraient toujours servir d’appât… En attendant, il fallait faire un choix : soi passer par les égouts sans savoir exactement où ils débouchaient, sois prendre le risque de passer par l’extérieur,  à la merci des pirates mais en sachant exactement quelle direction prendre.
Finalement, Adrien se décida. Il ne pouvait risquer la vie de ses hommes en les laissant en pleine lumière, pour un résultat incertain. Si ils n’arrivaient pas jusqu’à l’annexe, ils seraient morts pour rien. En revanche, les égouts assuraient une discrétion totale, quitte à s’éloigner un peu du bâtiment. Peut-être même arriveraient-ils assez prêt du complexe pour se retrouver derrière les lignes ennemies.

Très bien tout le monde. Nous sommes au dessus des égouts de la colonie. On ignore pour l'instant où ils mènent, mais ils partent dans la bonne direction. On va passer par là afin de se rapprocher, alors ne faites pas de bruit. De plus, évitez de vous amuser une fois sous terre, les bombardements on du fragiliser le sol. Et une dernière chose : je viens de recevoir une communication. Des renforts de l'Alliance se portent au secours des civils, nous n'avons donc pas de soucis à se faire. En revanche, une force non-identifié se trouve près de nous, avec pour but de sauver les politiciens aussi. Si nous les croisons, ne tirez pas ! Nous avons assez d'ennui comme ça. Et le mieux à faire pour ne pas tomber sur eux est de sauver les otages avant eux. Alors trouvez moi une entrée pour ces égouts, qu'on avance !

Montrant l'exemple, Adrien chercha du regard une bouche d'égout, près de lui. Il avait volontairement omis de préciser que les renforts étaient sous les ordres du Premier Ministre, afin de ne pas ajouter une pression supplémentaire sur leurs épaules. En revanche, il savait que le moral était remonté lorsqu'il avait annoncé que les civils allaient être sauvés. Ses hommes n'auraient plus à se torturer l'esprit en pensant aux gens qu'ils abandonnaient en allant sauver le gouverneur.
Finalement, ce fut un des soldats, presque au bout de la rue, qui trouva la bouche d'égout. L'escouade se rassembla autour, et commença à descendre, d'abord un soldat, lampe torche allumée, suivi rapidement par un autre arme au poing, et la procession continua. Le dernier regard d'Adrien avant de plonger vers les ténèbres fut pour les habitations détruites.

Même éclairé par les lampes torches, les égouts restaient sombres et hostiles. De nombreuses zones d’ombres continuaient d’entourer les soldats, contribuant à une ambiance pesante, chacun ayant cru voir quelque chose bouger dans un recoin quelconque. De plus, le manque de solidité des murs inquiétaient tout le monde. Si le plafond s’écroulait derrière eux, ils risquaient d’être pris au piège. Devant eux, ils pourraient au moins rebrousser chemin et retourner à la surface, mais ils avançaient à l’aveuglette quand à leur position géographique. Néanmoins, tous étaient des militaires entrainés, et aucun bruit ne se faisait entendre, autre que les bruits de pas et le clapotis de l’eau.
Pris d’une soudaine idée, Adrien arrête la troupe au milieu des égouts. S’ils étaient poursuivis et qu’ils devaient fuir en catastrophe, et vu la fragilité des sous terrains, peut-être pourraient-ils faire tomber le plafond via une explosion. A supposer qu’ils arrivent à sauver les otages au nez et à la barbe des pirates, peut-être pourraient-ils fuir par là, si la sortie des égouts n’était pas trop éloignée de l’annexe gouvernementale. C’était beaucoup de si, mais le plan ne comportait aucun point négatif, hormis la perte de quelques charges explosives.

« Est-ce que quelqu’un à du C4, ou une charge télécommandé avec lui ? »

Un des soldats du fond leva la main, et s’approcha afin de donner les charges à Adrien. Il les empocha, et pris quelques minutes pour observer les environs. A une vingtaine de pas, le mur était fissuré assez profondément, et sur plusieurs mètres. Adrien posa deux charges sur la fissure, afin de maximiser la force de l’explosion. Ainsi placer, il espéra que les explosifs fasse écrouler un morceau assez conséquent des égouts, pour permettre une potentielle fuite. Il prit son couteau et creusa grossièrement à coté des charges le signe de l’Alliance. Si l’inconnu présent sur Arvuna venait à passer à coté, il remarquerait les explosifs, et saurait qui les a placés là. Peut-être comprendrait-il le plan, mais en tout cas, il ne retirerait pas les charges sans une très bonne raison. Du moins, Adrien l’espérait. Il n’y avait rien de pire qu’un plan de repli qui ne marche pas au moment voulu.  Il expliqua son idée à ses hommes, qui semblait plus ou moins convaincus.
Environ un quart d’heure plus tard, un croisement apparu devant eux, posant un dilemme. Encore une fois, la séparation était à exclure, et ce fut le coté gauche de choisi, après une courte réflexion. Désormais, s’ils venaient à tomber sur une nouvelle intersection, ils prendraient à nouveau à gauche, mettant en œuvre une méthode vieille comme le monde qui consistait à prendre le même chemin à chaque fois dans un labyrinthe pour ne pas se perdre sur si il était nécessaire de revenir sur ses pas.
Cinq minutes plus tard, les égouts formèrent un coude obliquant vers la droite, continuant à troubler l’orientation des hommes. Malgré tout, ils continuèrent d’avancer, refusant de revenir sur leurs pas. Adrien savait cependant que les soldats commençaient à douter du bien fondé de la traversée dans les égouts. Mais ils prenaient encore leur mal en patience, espérant toujours voir les bénéfices de la démarche. Et en effet, encore une poignée de minutes plus tard, ils arrivèrent dans un cul de sac légèrement éclairé par une trouée dans le plafond. Ils avaient enfin trouvée une sortie des égouts, et n’avaient donc pas marchés en vain. En revanche, personne n’arrivait à savoir où ils étaient exactement, les divers virages les ayant troublés.
Adrien demanda un volontaire afin d’observer les alentours immédiats. Une trentaine de main se levèrent, prêt à se livrer aux dangers. L’un d’entre eux fut choisi pour ce rôle. Celui-ci se délesta de sa lampe-torche et prit un pistolet, plus maniable dans ces conditions d’espace réduite. Il monta l’échelle discrètement, essayant de faire le moins de bruit possible, au cas où des oreilles attentives trainaient dans le coin. Il arriva au sommet de l’échelle et détourna légèrement la plaque d’égout afin de jeter un œil furtif.

« Alors ? » chuchota Adrien
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Jeu 30 Jan - 19:11


- Kimbley, ton Valiant, ordonna Aiden.

Le spectacle qui s'offrait devant leurs yeux était inacceptable : la malheureuse, éclairée par les multiples spots qui parsemaient les alentours de l'entrepôt, semblait complètement charcutée et elle était tellement faible qu'elle n'avait même plus la force de crier à l'aide. Seuls des petits ricanements se faisaient entendre et l'on pouvait aisément deviner qu'il s'agissait de ceux de son tortionnaire.

Aiden savait ce qu'il avait à faire et cet être abject n'allait pas être amené devant une cour de justice, ça non, il allait faire un aller simple vers l'Enfer. Empoignant fermement le Valiant de l'autre soldat, il donna ses directives pour que le groupe de l'Alliance puisse pénétrer les lieux et sauver le plus de gens possibles.

- Ecoutez tous, enclenchez vos visions nocturnes et mettez les silencieux. L'escouade Alpha – celle d'Aiden – va se diviser en deux groupes, l'un va progresser discrètement vers l'entrepôt en se servant des containers comme couverture et le second va passer par la mer pour arriver jusqu'aux quais. L'escouade Béta : préparez vous à faire le grand saut.

Les soldats acquiescèrent tous de la tête, comprenant leur affectation et leur rôle dans cette mission.
Après avoir établit la communication avec la navette, Aiden expliqua le plan au pilote.

- Nous avons besoin d'une navette à 500m de notre position pour que vous nous larguiez sur le toit de l'entrepôt. Approche la plus discrète possible : je compte sur vous. Terminé.

Tandis que l'escouade Béta se dirigea vers le point de rencontre pour s'engouffrer dans la navette, les troupes d'Aiden se répartirent les tâches tout en se préparant pour l'affrontement à venir : enclencher les visions nocturnes et vérifier les armes et les munitions : tout était prêt.
Aiden activa son oreillette pour s'adresser au SSV Eylau, il avait besoin d'eux une dernière fois avant le début de l'opération.

- SSV Eylau ici l'escouade Alpha, demande de désactivation de la centrale électrique du secteur dans 6min. Terminé.

Le N7 eut un simple « entendu » en guise de réponse mais cela suffisait tant qu'ils faisaient leur boulot : après tout ce n'était pas eux qui risquaient leur vie, ils pouvaient faire un effort pour préserver ceux qui sont sur le terrain ! Aiden était resté avec la troupe d'intervention au sol tandis que 6 soldats de l'Alliance s'étaient dirigés vers la mer pour pouvoir entamer une seconde approche furtive.

Une fois en altitude, l'escouade pouvait avoir un visuel assez vaste de la situation, les soldats posés au sol commençaient à progresser de containers en containers pour arriver à leur position respective : prêts à tirer, prêts à mourir.

Le boucher positionné sur le toit continuait son chef d'oeuvre macabre, Aiden pouvait maintenant apercevoir le visage dévasté d'une femme rousse, les larmes coulant sur ses joues. Il allait le payer de sa vie, il n'y avait pas d'autres issues possibles pour les malades mentaux dans son genre.

- Activez vos lunettes : vous savez ce que vous avez à faire. Terminé.

Pendant de longues secondes, le silence était à son paroxysme, tout le monde attendait le signal salvateur. Puis soudain, les lumières s'éteignirent plongeant l'endroit dans la pénombre, seules quelques loupiotes rouges de secours s'allumèrent pour éclairer les issues de secours. De plus, la pénombre était renforcée par la quantité de fumée qui se dégageait des décombres incendiés. On pouvait entendre des cris de frustration et d'énervement depuis l'entrepôt.

Aiden avait posé son silencieux et avait dans sa ligne de mire la tête du psychopathe : une seule pression sur la gâchette et sa vie allait s'éteindre, le règne de terreur et de massacre de cet individu allait s'achever et le N7 était persuadé qu'il ne manquerait de toute manière à personne.

- Bon séjour en Enfer, enfoiré, dit il avant d'appuyer sur la gâchette : la balle se logea dans la tête du pirate qui s'effondra instantanément. Dans des circonstances différentes, Aiden l'aurait fait souffrir le plus longtemps possible jusqu'à ce qu'il le supplie de l'achever. Dans des circonstances différentes...

La navette était désormais à une centaine de mètres au dessus du toit et se stabilisa à cette hauteur, attendant les informations des autres troupes au sol qui progressaient lentement mais sûrement.


Dernière édition par Adam Luvac le Mar 4 Fév - 14:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Ven 31 Jan - 14:14

Arturo en avait marre depuis déjà cinq minutes d’attendre, et le brouhaha ambiant ne calmait pas son esprit en ébullition. Allait-il mourir ce soir dans une misérable prise d’otages, tout ça pour une soixantaine d’esclaves en plus. Pourtant il ne craignait pas cette morte probable, loin de là même. Il avait toujours imaginé mourir dans un combat mémorable ou assassiné par l’un de ses hommes.

« Les soldats de l’Alliance se souviendront d’Arturo »

Les deux soldats l’entourant se tournèrent alors vers lui pour comprendre ce qu’il voulait dire par là, mais le chef pirate les ignora et se contenta de sortir une petite boite de métal de sa poche. Il l’ouvrit rapidement et lâcha un sourire devant son contenu, une dose de sable rouge provenant tout droit des Abysses, la meilleur du marché, il avait dépensé une véritable fortune pour cela et comptait bien se remettre à flot avec les esclaves, la raison qui l’avait initialement poussé à rester plus longtemps, la raison de ce désastre.

Arturo attrapa une petite quantité de poudre et l’étala contre la table du bureau ou il se trouvait, il attrapa une petite feuille roulée et s’activa à nettoyer complètement la table de la petite poudre rouge. Le pirate se trouva quelques instants complètement perdu les pensées anéanties par la puissante drogue, puis reprenant peu à peu ses esprits, Arturo vit le monde totalement autrement, une infinité de possibilités s’offraient à lui. Il était un biotique surpuissant ce n’était pas quelques soldats de l’Alliance, ou même une armée qui allait l’arrêter.

Le chef pirate éclata d’un rire gras et se mit à se cogner la tête contre la table. Ses hommes comprenant son état s’éloignèrent de lui, ce qui au contraire rappela leur chef à l’ordre. Arturo se leva à toute vitesse et attrapa violemment le plus proche.

"Prend deux autres hommes et amenez une dizaine d’otages aux portes de l’entrepôt. Prends les moins intéressants à vendre, ensuite montez les autres esclaves à l’étage."

Arturo ne prit même pas la peine de s’assurer que son homme de main ait bien compris les ordres et se dirigea au pas de course vers le rez-de-chaussée. Il observa quelques secondes ses hommes en plein préparatif. Il se rappela soudain pourquoi il descendait et beugla dans l’entrepôt.

"Malvinius, sale rat amène ta sale tronche de piaf ici, tout de suite."

Le chef pirate se trouva tout heureux de son appel et se mit à rire bêtement tout seul jusqu’au moment où son second arriva enfin. Le turien garda le silence comprenant en un regard dans quel état se trouvait son patron. Arturo regarda quelques instants son second sans comprendre à qui il avait affaire ni comment pouvait se trouver en face de lui un alien. Se rappelant le tout dans un flash, Arturo fit signe au turien de le suivre te se dirigea vers l’entrée de l’entrepôt.

Une fois devant, et alors qu’il allait se lancer dans une tirade décrivant la beauté de cette planète marine, la totalité des lumières des quais s’éteignirent soudain laissant Arturo face à la noirceur de la nuit. Le chef pirate comprenant immédiatement ce qui se passait hurla de rage et rentra aussitôt dans la base de circonstance.

"Envoyez les otages que j’ai commandé dehors, qu’ils remplacent les lumières qu’on m’a volé. Malvinius va chercher Maduro sur le toit et ramène moi la femme ici. Les autres on va se faire ces enfoirés de l’Alliance. Mettez-vous à couvert et faites feu à mon commandement."

Arturo regarda avec joie ses ordres être respecté et observa avec un plaisir malsain les dix otages être envoyés sans ménagement vers l’extérieur. Il avait au départ prévu de s’en servir comme boucliers vivant mais ils allaient finalement servir de punition pour les soldats du gouvernement. Il alluma son omnitech et activa manuellement les charges placées sur les otages et attendit qu’ils parvinrent jusqu’à mi-chemin des containers et déclenchant les charges. L’explosion souffla littéralement les pirates qui se retrouvèrent tous au sol. L’explosion propulsa des membres brûlés des otages sur plusieurs mètres autour et un membre frappa Arturo de plein fouet, il se retrouva propulsé sur plus de deux mètres.
Arturo se redressa sur ses coudes et éclata d’un rire tonitruant.

"Vous avez vu les gars. Espérons que trop de lumière ne fasse pas peur aux braves soldats de l’Alliance."

Le chef pirate était véritablement au comble du bonheur …


Données résumées


La quasi-totalité des pirates sont situés près de l’entrée principale de l’entrepôt et ont montré que celle-ci n’est pas piégée en faisant passer les otages. Quatre mercenaires se trouvent au premier étage et Malvinius, le second, se dirige vers le toit.
Les cinquante otages restant se trouvent tous au premier étage et sont tous attiré par la raison de l’explosion et ne prêtent pas attention à ce qui se passe plus haut.
Les portes étendards, au nombre de cinq, se trouvent tous avec Arturo au rez-de-chaussée.
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Dim 2 Fév - 11:45

La troupe avançait lentement mais sûrement dans l'étroit tunnel emplit d'une odeur à faire réveiller les morts.  L'équipe avait été obligée de remettre leur masques afin de ne pas perdre connaissance à cause du manque d'oxygène causé par la décomposition anaérobie qui sévissait dans l'égout peu aéré, une mort tellement stupide mais qui avait fauché nombre de gens peu au fait de ce détail...  Aiden regardait les ténèbres qui s'écartait devant lui sous la puissance de sa lampe torche accrochée à son Mattock tandis que ses bottes disparaissaient dans une eau sombre et polluée à l'origine de l'air vicié et imprégnant l'équipement des miliciens.

Un croisement apparu devant eu et le capitaine tourna vers la gauche, se repérant facilement compte tenu que le tunnel avait été en ligne droite jusque là.  L'escouade le suivit et ils continuèrent de s'enfoncer dans les ténèbres jusqu'à ce qu'un détail ne finisse par attirer l'attention de l'ex-criminel.  En effet, un petit objet sur sa gauche était posé sur une importante fissure qui avait surement été causée par les bombardements.  Aiden approcha sa lampe pour s'apercevoir que l'engin en question n'était autre qu'un explosif.  Celui-ci avait été posé là par quelqu'un qui, soit voulait boucher l'entrée ce qui était peu probable vu que l'engin n'avait pas été enclenché, soit pour couvrir la retraite de quelqu'un ce qui pouvait signifier que les soldats de l'Alliance mentionnés par le Premier Ministre se trouvaient dans ce même tunnel et avaient de l'avance...

" Laissez la charge là les gars, il se pourrait que l'Alliance soit devant nous comme il se pourrait que ce soient des ennemis donc il va falloir accélérer la cadence à partir de maintenant. "

Le capitaine n'attendit pas une réponse de leur part et se remit en marche à grandes enjambées dans l'eau croupie.  Ils atteignirent finalement un croisement où ils prirent à droite.  Le conduit serpenta énormément au point de perdre ses repères mais les hommes continuèrent à avancer à cadence rapide.  Aiden s'attendait à croiser d'un moment à l'autre un éventuel contingent de militaires croupissant comme eux dans leurs belles armures dans cet égout mais il ne vit rien d'autre que les ténèbres et une échelle qui conduisait vers une ouverture d'où perçaient des filins de lumière.

" Qui veut jouer à la taupe ici? "

Tous levèrent la main mais Aiden désigna un jeune homme qui faisait son baptême du feu aujourd'hui au sein de Kilo.

" T'es prêt? "

" Je suppose... "

Le garçon tremblait un petit peu et la peur se lisait dans ses yeux mais néanmoins mêlée à une certaine détermination.

" Prends ton arme de poing et donne-moi ta torche.  Ne lève l'ouverture qu'au minimum afin que tu sois moins facile à tirer tout en te permettant d'observer les alentours... Comme à l'entrainement... Compris? "

" Oui, monsieur! "

"Bien, bonne chance mon gars! "

Il lui accorda une dernière tape amicale sur l'épaule avant que le jeune homme ne grimpe lentement à l'échelle.  Il ouvrit légèrement l'ouverture comme conseillé et observa quelques secondes en pointant l'extérieur avec son arme avant de tourner la tête vers l'escouade en souriant:

" On dirait qu'on est dans le sous-sol de l'annexe, monsieur!  La voie est libre!"

Aiden sourit avant de grimper à l'échelle avec le reste du groupe derrière le jeunot qui sortit dans la lumière de la pièce vide...


Dernière édition par Aiden le Dim 9 Fév - 19:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Mar 4 Fév - 20:57

Sur les nerfs, Adrien attendait la réponse du soldat en haut de l’échelle. Celui-ci observait prudemment les environs, le pistolet à l’horizontal sur le sol, le doigt sur la gâchette, prêt à faire feu. Il finit pourtant par baisser la plaque, descendre de quelques barreaux et s’adressa à voix basse au reste de la troupe.

« Nous sommes à l’intérieur d’un bâtiment plutôt bien décoré, et personne dans les environs. On peut y aller. »

Adrien fit signe à l’escouade Beta de passer en premier afin de sécuriser la surface. Ceux-ci montèrent l’échelle rapidement, afin de libérer la place pour le reste de la troupe. Les escouades Charlie et Delta suivirent le mouvement, avec seulement neuf hommes pour Delta, l’éclaireur faisant partie de cette escouade. Adrien et son escouade fermèrent la marche et la plaque d’égout derrière eux.
La salle était plongée dans une semi-pénombre. Un incendie à l’extérieur du bâtiment éclairait la pièce à travers une fenêtre, et un spot encore en état de marche donnait une légère visibilité artificielle à la scène.  Les quarante soldats présents dans la salle étaient serrés les uns contre les autres à cause du manque de place, et certains regardaient par la fenêtre afin de se repérer. Ils y arrivèrent finalement en trouvant l’une des deux tours aperçus lors du trajet en Kodiak, et comprirent qu’ils étaient dans l’annexe gouvernementale. Ils avaient réussi à s’infiltrer au plus près des otages, sans alerter le moindre pirate, et sans perdre un seul homme.

« Très bien tout le monde ». Adrien avança jusqu’au milieu de la pièce pour prendre la parole. « Nous sommes donc dans l’annexe. Nous ne savons pas où se trouvent les otages, ni combien de pirates sont ici. Bref, nous sommes aveugles. Nous allons devoir nous séparer pour couvrir le plus de terrain possible. Charlie, Delta, vous restez au rez-de-chaussée, vous choisissez comment vous répartir. Bravo, vous venez avec moi et le reste d’Alpha au premier étage. Restez discret le plus longtemps possible : armes silencieuses voir armes de corps à corps dans le meilleur des cas. Tant que nous ne sommes pas repérés, évitez les communications radios. Si on se fait découvrir, laissez tomber la discrétion et faites place nette. Manifestez vous dès que vous avez trouvé les otages, c’est la deuxième exception à l’absence de communication. La première, c’est si vous avez des problèmes, contactez l’équipe à votre étage pour venir en soutien. Préparez-vous. »

Aussitôt, les soldats rangèrent leurs fusils d’assaut et autres armes de combat en plein air pour sortir les pistolets, plus efficace dans des lieux clos. Ceux qui avaient des silencieux sur eux les installèrent, et un tiers des soldats étaient désormais silencieux. Quelques hommes sortirent leurs couteaux, conformément aux ordres. Chaque escouade comportait désormais trois hommes avec des armes silencieuses, et un soldat au couteau prêt à l’usage. Le reste des soldats avaient eux aussi des pistolets, sans silencieux, et leur moindre coup de feu risquait d’alerter les pirates présent dans l’annexe.
Les soldats sortirent de la pièce, l’escouade Alpha en tête, menée par Adrien. L’escouade Bravo suivie de près, afin d’arriver à peu près en même temps que la première escouade au premier étage. Les escouades Charlie et Delta suivirent, se séparant dès qu’ils mirent un pied à l’extérieur de la pièce. Ils arrivèrent dans un hall, moins éclairé à cause de l’absence de fenêtre. Néanmoins, ils arrivaient à voir où ils mettaient les pieds, et à savoir si il y avait une porte à leur gauche ou à leur droite. Cependant, ils ne voyaient pas beaucoup plus loin, et devaient compter sur leurs oreilles afin de savoir si quelqu’un s’approchait d’eux. Difficile à faire quand dix personnes marchent en même temps.
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Mar 4 Fév - 20:59

Aiden n'eut même pas le temps d'ôter l'œil du viseur de son Valiant que l'un de ses soldats lui fit signe de regarder en direction de l'entrée principale – ou du moins ce qui semblait l'être – : des otages, escortés par des pirates, s'approchaient de leur position et à l'aide de la vision nocturne, on pouvait aisément distinguer des explosifs fixés sur les innocents colons. Le N7 restait de marbre, analysant la situation et les choix qui s'offraient à lui mais malheureusement, il y en avait peu voire pas du tout si ce n'est d'attendre le prochain mouvement des pirates renégats.

Les bruits de pas pouvaient s'entendre depuis leur couverture et les soldats de l'Alliance serraient leurs armes de toute leur force : si ces otages s'approchaient trop près de leur position, ils seraient dans l'obligation de faire feu pour leur propre survie.
Toutefois, les bruits s'amenuisèrent et le calme revint à la normale : on pouvait entendre des reniflements et des pleurs provenant des otages tandis que les pirates commençaient à s'écarter du troupeau de brebis martyrisées. Aiden n'eut même pas le temps de réfléchir à une quelconque stratégie d'évacuation qu'une violente explosion retentit à travers tout le complexe, ces salauds avaient fait implosé les otages sans une once de pitié et de façon impulsive : en effet les quelques soldats qui avaient accompagné les otages s'étaient fait propulsés par le souffle de l'explosion, tentant péniblement de se relever. Les troupes de l'Alliance les plus proches de l'impact furent propulsées contre les containers situés derrière-eux mais le bruit fut couvert par celui de l'explosion.

Alors qu'Aiden vérifiait si tout le monde allait bien, une tête roula à côté de lui et semblait le fixer.
Pendant plusieurs secondes, son regard se plongea dans celui du défunt et des flashs de la Guerre contre les Moissonneurs resurgirent de nulle part : des frères d'armes qui le suppliaient de les sauver ou parfois de les achever pour ne pas se transformer en monstre.
Le retour à la réalité fut brutal mais nécessaire : la déflagration eut pour conséquence directe d'incendier les containers les plus proches (encore non atteints par les troupes humaines) et des pirates dissimulés en sortirent rapidement pour ne pas se faire encercler par les flammes.
Désorientés et paniqués, certains se dirigèrent vers l'entrepôt qui était sûr mais deux rescapés prirent la mauvaise direction pour le grand bonheur des soldats embusqués qui mourraient d'envie de venger les colons sacrifiés. Aiden fit signe à Kimbley d'être aux aguets et une fois que les pirates étaient à distance respectable, le N7 étreignit sa proie puis lui trancha la carotide alors que son compère brisa le cou du pauvre diable. Après un bref examen, Aiden remarqua les yeux injectés de sang et les dents rosées attestant d'une consommation régulière de sable rouge.
Les ennemis étaient donc armés, dangereux et instables : une partie de plaisir en somme.

« Vous allez bien en bas ? L'explosion semble avoir fait plus de dommage de leur côté que du vôtre et le gros des troupes ennemies semblent s'être rassemblé à une centaine de mètres de votre position, aux portes de l'entrepôt. Il faut saisir cette occasion et une fois mes hommes et moi positionnés sur le toit en plus de l'escouade Charlie qui devrait être bientôt en position, nous aurons l'ascendant sur ces salopards ! » annonça le Lieutenant Job, encore à bord du Kodiak.

« Bien reçu, j'attends juste des nouvelles de l'escouade Charlie pour lancer l'ass... » commença Aiden avant d'être interrompu par une explosion qui semblait provenir... des quais.

Il y a cinq minutes...
Lieutenant Hù


Les six marines volontaires pour contourner l'entrepôt par la mer étaient des soldats expérimentés et le chef d'escouade, le Lieutenant Hù, était un officier respecté et apprécié par ses frères d'armes : toujours le mot pour faire rire, il s'agissait d'une personne de confiance dans les situations les plus extrêmes (comme tous les soldats du SSV d'Eylau d'ailleurs !). Le soldat d'origine asiatique était fier de servir l'Alliance et fera tout son possible pour que ses hommes sortent indemnes de cette mission en plus de secourir des otages. La progression sous l'eau était rapide et silencieuse avec les équipements adéquats et les soldats étaient préparés à parer à cette éventualité, d'ailleurs s'ils ont été affectés à cette tâche, c'était avant tout grâce à leur entraînement d'infiltration tout-terrain et le domaine aquatique était celui de prédilection du Lieutenant Hù.
Une seule présence ennemie se trouvait au niveau des quais et alors que les infiltrés s'apprêtaient à le réduire au silence, l'explosion des otages détourna l'attention du pirate. Cette opportunité ne se présentant pas deux fois, le Lieutenant surgit de derrière pour l'achever silencieusement avant de faire signe aux cinq autres de le suivre jusqu'aux portes de l'entrepôt.

L'escouade Charlie avait donc désormais un visuel sur une partie des troupes qui étaient de dos. Plus en arrière se trouvaient des soldats qui en entouraient un autre : leurs équipements et leurs boucliers laissaient présager qu'il s'agissait de puissants portes-étendards et l'assaut frontal était fortement déconseillé. Puis sans prévenir, un des soldats tenta une approche furtive pour se rapprocher un peu plus et une fois avoir franchi le seuil de l'entrepôt, un simple « clic » retentit et le Lieutenant Hù comprit immédiatement l'erreur du jeune soldat, tentant de se protéger le plus possible des éclats meurtriers de la mine artisanale...

Aiden Walker, maintenant.

« Go, Go, GO ! » ordonna le leader de l'Alliance tout en sortant de son couvert pour viser les pirates.
Les soldats commencèrent à se déployer sur l'espace en cherchant des couverts dans l'obscurité – n'étant pas gênés grâce à leurs lunettes nocturnes – ; les soldats ne tirèrent pas immédiatement, profitant de la diversion procurée par l'explosion vers les quais, pour que tout le monde puisse trouver un abri. La fusillade commença après que l'un des pirates remarqua les mouvements étrangers grâce au faible éclairage que procurait le container enflammé.

Les marines situés dans le Kodiak procédèrent eux aussi au largage des troupes : les soldats se lancèrent successivement dans le vide et atterrirent pour certains grâce à leurs pouvoirs biotiques ou sinon via des jet-packs. Une fois sur le toit, le Lieutenant Job se dirigea vers une porte qui semblait conduire aux niveaux inférieurs mais avant de l'ouvrir, un Turien en sortit violemment. Le lieutenant, alors réactif, l'empoigna pour le balancer quelques mètres plus loin afin qu'il puisse goûter le béton.
Job avait vu les trophées du pirate autour de son cou et il se rappela le cadavre dans les décombres.

« Prenez à revers nos ennemis et sauvez les otages : je m'occupe de celui là. » ordonna t-il en faisant craquer ses doigts après avoir rangé son arme dans le dos.
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Dim 9 Fév - 19:00

Les miliciens sortirent des égouts pour atterrir dans une salle aux murs et au plafond couvert de nombreux tuyaux de différentes tailles.  Un bourdonnement sourd emplissait la pièce légèrement éclairée par de petites lampes fixées au plafond entre la tuyauterie.  Aiden observa brièvement les alentours et repéra une porte à sa droite derrière laquelle devait surement se cacher l'origine de ce boucan.  Il rejoignit rapidement celle-ci avant de se coller contre le mur et de ranger son fusil d'assaut pour opter pour une arme plus appropriée.  Pistolet à la main, il ouvrit la porte avec précaution avant de mettre en joue et de balayer la pièce qui s'annonçait vide hormis un énorme générateur qui emplissait tout l'espace centrale de celle-ci et d'où provenait le fameux bourdonnement.

Mmmh... La chance nous sourit!

" RAS! Regroupement les gars! "

L'escouade Kilo ne tarda pas à envahir la pièce pour se regrouper autour de leur chef et d'attendre les prochaines instructions:

" Ecoutez!  Comme vous le voyez, il semblerait qu'on ait atterri là où le bâtiment reçoit son jus.  C'est pourquoi on va plonger tout ce petit monde dans le noir histoire de s'amuser un peu! Qu'est-ce que vous en dîtes? "

Les hommes acquiescèrent.

" Bien! Utilisez la vision nocturne que ces gentils gars de Cerberus ont mis dans leur casques et mettez également les silencieux offerts également. Que le spectacle commence! "

Les homme obtempérèrent et Aiden tira plusieurs rafales de pistolet dans le générateur .  Des arcs électriques parcoururent la structure avant

Aiden visa les générateurs et tira dans ceux-ci.  Des arcs électriques parcoururent la structure avant qu'elle ne prenne feu et que la lumière ne s'éteigne pour laisser place aux éclairages d'urgence.  Les miliciens quittèrent en hâte la pièce qui commençait à s'emplir de fumée pour rejoindre une autre porte qui donna sur un escalier faiblement éclairé par la lumière rougeâtre des lampes d'urgence.  Les homme montèrent rapidement les marches pour atteindre une porte qui donnait sur une vaste hall richement décoré où un escalier prenait place en son centre.  La coupure de courants avec activés les volets métalliques qui avaient obstruées les grandes fenêtres ainsi que l'entrée principale et sûrement les autres, ne laissant aucune lumière entrée dans la zone faiblement éclairée.

" Bordel! On a plus de jus par ici chef! On voit presque rien dans ce merdier! "


Deux pirates se trouvaient au milieu de la pièce et balayaient les alentours avec leur Vindicator sans se douter qu'ils étaient épiés par Aiden et ses hommes...

" D'accord, on va barricader la pièce avec les otages jusqu'à ce que la situation se calme. "

Les deux hommes dans la direction opposée à Aiden et ses hommes qui ne tardèrent pas à prendre en chasse les deux pirates qui les mèneraient tout droit à leurs comparses et aux otages.

Les pirates s'arrêtèrent devant une porte à l'autre bout du grand hall et y pénétrèrent avant de refermer derrière eux, laissant la liberté aux miliciens de prendre position autour de la pièce.  Ceux-ci se mouvèrent avec la même rapidité que des soldats ordinaires et se placèrent de part et d'autre de l'entrée désormais verrouillée tandis que d'autres prenaient position en face de celle-ci, à l'abri de les ténèbres. Un vétéran s'approcha et colla une charge explosive sur la surface de la porte métallique avant de se reculer.  Les secondes passèrent dans le plus grand silence avant que la déflagration ne se fasse entendre dans tout le hall et que les hommes ne pénètrent dans la pièce et ne se mettent à tirer sur les pirates présents dans celle-ci.  L'explosion avait surpris les pirates et bon nombre d'entre eux n'eurent pas le temps de se mettre à couvert avant que les tirs de Mattock ne transpercent leur corps.  Les autres essayèrent de se cacher pour éviter de mourir comme leurs camarades mais le noir les empêcha ceux-ci de se mettre à l'abri...

L'assaut n'avait duré que quelques secondes et il ne restait plus que des otages qui gémissaient de peur à côté de cadavres de pirates ou d'agonisant qui ne tarderaient pas à les rejoindre.  Cinq d'entre eux avaient néanmoins survécût au massacre pour se rendre et espérer la vie sauve.  Aiden s'approcha de ceux-ci qui avaient été mis en ligne, à genoux et ligotés grâce aux liens des otages au milieu de la pièce.  Ceux-ci n'avaient aucune peur du milicien mais la surprise semblait se lire sur leur visages.

Il ne s'attendait pas à  ce que ce soit nous qui intervenions ici... Tant mieux, ça veut dire que nous n'avons pas été repérés jusque là.

Aiden fit face aux cinq prisonniers et les observa longuement.  Ceux-ci pourraient lui en apprendre plus sur les effectifs et l'organisation des forces dans le bâtiment, voire même lui dévoiler la localisation du gouverneur qui était aux abonnés absents.

" Le deal est simple: Si vous me donnez la position de vos gars, leur nombre, leur organisation ainsi que la position du gouverneur, vous pourrez partir d'ici en vie..."

Aiden sortit son couteau de combat qui prenait une teinte macabre dans la faible lumière rougeâtre du système d'urgence.

" Sinon, j'ai bien peur que vous allez perdre quelques morceaux... "
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Mer 26 Mar - 20:59

Avertissement pour Annaz

Il te reste trois jours pour répondre, demander un délai supplémentaire ou prévenir, sans quoi ton tour sera passé ce coup-ci, et si tu ne réponds toujours pas au tour suivant, le RP continuera sans toi.

Ceci s'impose après avoir pris en compte le temps très long qui te fut accordé. Cordialement.
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MessageSujet: Re: Vox Fatum, Vox Populi   Lun 7 Avr - 16:04

Escouade Charlie – Sergent Kim Li-Na

A pas de loup, l’escouade Charlie avançait le long du couloir, après avoir pris à gauche à la sortie de la pièce. Toutes les portes étaient fermées, la lumière éteinte. Les dix hommes tendaient l’oreille pour entendre un potentiel bruit, mais rien ne venait troubler la tranquillité des lieux, hormis le bruit de leur propre marche.
Kim avait séparée ses hommes de façon à tenir toute la largeur du couloir, avec deux personnes à chaque mur, chargés d’écouter aux portes. Deux hommes étaient à l’arrière du groupe, avec pour objectif de prévenir en cas d’arrivée inopportune, et les trois derniers soldats, dont Kim, regardait devant. Le trajet se passait sans encombre et sans rencontre, au grand désespoir des hommes. Il  fallait se dépêcher de trouver les otages, avant que les pirates ne décident de les déplacer ou autre chose… Il leur restait cependant la moitié du couloir à parcourir, ils avaient encore la possibilité de tomber sur eux avant de devoir admettre l’inutilité de leurs recherches.



Escouade Delta – Sergent Karine Mizaine

Après avoir pris à droite à la sortie de la salle, l’escouade s’était déployée selon le même modèle que l’escouade Charlie. Ici aussi, les portes étaient fermées, le bruit inexistant et la lumière absente. Les seules raies lumineuses provenaient des incendies à l’extérieur du bâtiment, qui trouaient l’obscurité par les fenêtres le long du couloir. Ils avaient fait environ la moitié du chemin lorsque sur un coté du couloir, une porte laisser passer un léger rai de lumière par-dessous. Cependant, Karine ne décida pas de vérifier la pièce, préférant s’assurer qu’un renfort ne viendrait par une porte plus loin dans le couloir. L’escouade se remit donc en route à pas mesuré, partant vérifier le reste des portes. Ils mirent une dizaine de minutes pour s’assurer que l’intégralité du couloir était sûr, et avaient perdus de vue la porte éclairée depuis longtemps. Une fois le groupe reformé, ils se remirent en route, espérant trouver les otages derrière la fameuse porte.



Escouade Bravo – Sergent-Chef Etienne Senalen

Suivant de peu l’escouade Alpha, Bravo montait les escaliers sur la pointe des pieds. L’obscurité était presque totale, et tout le monde montait sur la pointe des pieds. Ils finirent cependant par venir à bout de la vingtaine de marche, et débouchèrent au premier étage. Il y faisait plus sombre qu’au rez-de-chaussée, la lumière des incendies brulant à l’extérieur n’arrivant pas toujours jusqu’aux fenêtres. Cela n’empêcha pas les hommes de s’habituer à l’obscurité après quelques instants, et ils arrivaient plus ou moins à voir où ils mettaient les pieds. Etienne dispersa ses hommes de la même manière que les autres escouades : deux à l’arrière, deux sur chaque extrémité, et les quatre restants en pointe. Ainsi formés, ils se mirent en marche dans le couloir, prenant le coté gauche, et laissant le droit à l’escouade Alpha.



Escouade Alpha – Lieutenant Adrien Annaz

Précédant de peu l’escouade Bravo, les hommes d’Adrien ouvraient la voie. La plupart butèrent sur les premières marches de l’escalier. Celui-ci était plongé dans une pénombre quasi-totale, et il fallut un certain temps pour que les soldats comprennent la hauteur et la fréquence des marches. Une fois ces informations intégrées, ils avancèrent d’un bon pas. Ils arrivèrent assez rapidement au premier étage, moins bien éclairé que le rez-de-chaussée. Cela ne les empêcha pas de se déployer le long du couloir, prenant le coté droit. Ils utilisèrent la même formation que l’escouade Bravo, et longèrent les murs à la recherche de lumière artificielle ou de bruit.
Ils avaient parcourus la moitié du chemin lorsqu’ils entendirent un bruit, sur l’une des portes à leur gauche. Ils s’installèrent en arc de cercle autour, le plus discrètement possible, et Adrien fit signe à un soldat de coller son oreille à la porte. Celui-ci s’exécuta, et resta une poignée de secondes immobile. Il se redressa doucement, et hocha la tête pour signifier qu’il y avait bien des hommes à l’intérieur. L’escouade repartit sur la pointe des pieds en direction des escaliers, et s’arrêtèrent  lorsqu’ils pensèrent être hors de portée de voix. Adrien contacta les autres escouades pour les informer qu’ils avaient peut-être trouvé les otages.

« Bravo, reçu. On arrive. »

« Charlie, on fait demi-tour et on vous rejoints »

« Delta, on a aussi des bruits suspects derrière une porte. On laisse tomber ? »

Adrien réfléchit quelques secondes. Ils n’auraient plus beaucoup de temps pour fuir une fois les otages libérés, car il doutait que les pirates les laissent sans surveillances. Par conséquent, ils n’auraient pas le loisir de vérifier d’autres pièces. Il fallait qu’ils agissent rapidement et simultanément pour être sûr de minimiser les pertes.

« Négatif. Allez voir ce qu’il en est, Charlie va vous rejoindre. Dès que vous en savez plus, contactez-moi. On se retrouve en bas des escaliers, et on ressortira par là où on est entré. »

Quelques instants après la fin de la communication, l’escouade Bravo arriva. Ils se rendirent tous devant la porte, et Adrien ordonna par signe que quatre homme restent à l’extérieur, deux pour couvrir chaque coté du couloir. Une fois les hommes en position, Adrien se retourna vers la porte. Il mit un genou à terre, se tenant juste à coté des gonds de la porte, collé au mur. Il hocha la tête vers le soldat pour lui faire comprendre qu’il pouvait y aller.
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